Des livres, des films, des articles, des rencontres, des initiatives de terrain, des politiques publiques, tout ce qui raconte le sport et le rend utile aux autres nous intéresse. Impressions, découvertes, commentaires, on vous livrera tout en vrac.

Le Mot d’Alain Gillot, lauréat 2015 du Prix Jules Rimet

par Administrateur

Alain Gillot, lauréat 2015 du Prix Jules Rimet, était membre du jury de cette nouvelle édition 2016 qui a consacré Daniel Rondeau. Le lendemain, il nous envoyait ces quelques mots. Superbes !

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Une ambition en plein essor

par Ateliers Jules Rimet

Pour ces nouveaux ateliers d’écriture, autour du prix Jules Rimet 2015, les 22 et 23 févriers derniers, ce sont neuf jeunes de l’AS Minguettes (Vénissieux) qui étaient conviés au centre d’entraînement Tola Vologe de l’Olympique Lyonnais. Lire la suite… »

Transmettre toujours plus loin

par Ateliers Jules Rimet

Ce jeudi 18 février, à la gare de Bourgoin-Jailleu (Isère), terre de rugby, distante de cinquante kilomètres de Lyon, ce n’est pas Manuel de Almeida, le directeur sportif du FCBJ (frappé par un deuil familial) initialement prévu, qui m’a accueilli, mais Arthur et Kévin, deux jeunes entraîneurs-éducateurs salariés du club, enthousiasmés par le projet Lire la suite… »

Rouge ou mort

par Charles Amson

Il faut lire l’ouvrage magistral de David Peace (écrivain anglais, notamment auteur de « Tokyo année zéro ») consacré à la vie et à la carrière de Bill Shankly, qui fut, notamment, l’entraîneur de Liverpool entre 1959 et 1974.

Ce roman de près de 1.000 pages (Rouge ou mort, aux éditions Rivages, 2014) retrace, avec un style très personnel et particulier, le travail patient et obstiné de Shankly pour bâtir une équipe qu’il reprit en deuxième division pour en faire, pendant des années, la meilleure équipe anglaise de son époque.

Peace fait prendre conscience au lecteur, en répétant parfois même jusqu’à « lasser », des phrases illustrant la répétition du travail de l’entraîneur, afin de démontrer que les succès de celui-ci ne sont pas dus au hasard ou à la chance mais bien à un labeur méticuleux et inlassablement répété.

Le lecteur, un peu désorienté au départ par l’extrême précision du récit, ne peut que s’attacher progressivement à la personnalité de cet homme, dont la vie entière est tournée vers la réalisation des objectifs fixés.

Le livre prend une dimension toute particulière dans son dernier tiers, lequel raconte la « vie d’après » de Shankly, qui – enfin parvenu après de nombreuses années difficiles, au faîte de la gloire et de la réussite- décide soudainement et à la surprise générale d’abandonner ses fonctions pour consacrer à sa famille le temps qui lui reste à vivre.

Plusieurs scènes, notamment le récit des entretiens de Shankly avec le premier ministre britannique Harald Wilson ou celui de ses rencontres improvisés avec des supporters de Liverpool, font naître chez le lecteur une très grande émotion.

Un ouvrage inclassable et fort.

Les Ateliers Jules Rimet à l’Olympique Lyonnais

par Hafid Aggoune

« Que seraient les livres sans librairies, les écrivains sans les libraires et des tables de librairies sans coup de coeur ? D’ailleurs que serait un monde sans coeur sinon une vaste désolation ? Lire la suite… »

Ateliers Jules Rimet : la confiance, ce début d’espoir…

par Hafid Aggoune

Soucieuse de ses futures générations, l’Olympique lyonnais m’a une nouvelle fois confié quelques-uns de ses jeunes joueurs pour que nous puissions travailler, partager, écrire dans le cadre du quatrième Prix Jules Rimet.

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Les mots d’Alain Gillot et Jean-Paul Vespini, lauréats du Prix Jules Rimet 2015

par Fabienne Reichenbach

Voici les mots chaleureux de nos lauréats…

« Comme un signe fraternel »

 Je tiens à exprimer ma gratitude et mon émotion de recevoir le prix Jules Rimet. J’y vois comme un signe fraternel, d’une famille qui a toujours été la mienne et qui le restera, où le geste et la pensée ne font qu’un, sans discrimination, ni préjugés.

Le sport m’a tenu lieu de grammaire, quand je peinais au fond de la classe, et plus tard, les mots sont venus à mon aide, pour m’échapper sur l’aile, quand mon corps m’a imposé ses limites.

Aujourd’hui, j’ai toujours un pied dans ces deux mondes, art et sport, trouvant qu’une phrase devrait avoir la fluidité et la précision d’un revers le long de la ligne, et sans cesse, m’entrainant vers ce but.

Ceux qui m’ont décerné ce prix savent que le sport est un art, et la littérature un sport de compétition exigeant, ou le plus simple est le plus difficile, ou l’essentiel est de tout donner, et en définitive de passer son ballon, à hauteur d’homme, à un partenaire, comme à un lecteur.

Alain Gillot
Lauréat du Prix Jules Rimet 2015

« J’ai l’impression de lever les bras, moi aussi… »

Je voudrais féliciter Alain Gillot pour sa victoire, et remercier le jury qui a distingué « Gino le juste », par une mention spéciale qui m’honore et me ravit. Etre sélectionné pour le prix Rimet, c’était déjà un premier pas, et avec les 5 autres ouvrages retenus nous faisions tous partie de la même équipe. Mais, grâce à cette mention toute spéciale, j’ai l’impression de lever les bras, moi aussi, à l’image de ces footballeurs qui sont heureux de s’embrasser, s’entasser, se congratuler, pour magnifier le tir libérateur du buteur, Alain Gillot bien sûr, héros du match, porté en triomphe sous les applaudissements du public déchaîné !

Je voudrais, également, vous remercier pour la joie et le bonheur que m’a procuré cette soirée, petits instants inattendus qui enchantent ma mémoire.

Les discussions passionnées avec les membres du jury, un mélange d’éloge, de boutades et de plaidoiries (pour un film sur Gino !) unis dans le même esprit sportif, sous le regard approbateur du Red Star, club mythique qui vit le jour le 21 février 1897 dans un café parisien, sur une idée de Jules Rimet.

Cette soirée m’a fait du bien, et je voudrais, pour en faire comprendre l’intensité, citer Alain (dans Propos sur le bonheur, un livre qui ne me quitte pas !) avec cet extrait du chapitre « amitié » : « Voici un paquet de branches sèches. Elles sont inertes en apparence comme la terre ; Si vous les laissez là elles deviendront terre. Pourtant elles enferment une ardeur cachée qu’elles ont prise au soleil. Approchez d’elles la plus petite flamme et bientôt vous aurez un brasier crépitant. Il fallait seulement secouer la porte et réveiller le prisonnier. »

Merci au prix Rimet de continuer à raviver la flamme…

Jean-Paul Vespini
Mention spéciale du jury

« Le sport est un magnifique terrain de jeu pour la littérature et l’écriture »

par Denis Jeambar

La quatrième édition du prix Jules Rimet en promet bien d’autres : la preuve est faite, en effet, que le sport est un magnifique terrain de jeu pour la littérature et l’écriture. Certes, on savait depuis Albert Londres et Antoine Blondin que des merveilles pouvaient naître de cette rencontre mais, année après année, de nouveaux auteurs le comprennent et s’emparent de cet univers miroir de toutes les sociétés. La sélection 2015 du prix Jules Rimet a promené ainsi le jury de la France au coeur du Brésil, provoquant un match très disputé.

La vivacité des débats est en soi un hommage rendu à tous les livres sélectionnés. Elle souligne aussi la qualité du roman récompensé : La surface de réparation d’Alain Gillot, publié par les éditions Flammarion. Limpide, ce récit, conduit à la fois avec simplicité et efficacité, est surtout une démonstration de la capacité du sport à gommer les différences. Le lecteur n’est pas près d’oublier cet enfant frappé du syndrome d’Asperger, arraché à sa solitude et son mutisme par le football. Seize pays ont déjà choisi de traduire cet ouvrage qui sera bientôt adapté au cinéma. Rien de surprenant : ce roman parle à tous.

Denis Jeambar

Président du jury du Prix Jules Rimet

Lola Lafon et Gérard Depardieu dans les 25…

par Renaud Leblond

Gérard Depardieu au Red Star

« La petite communiste qui ne souriait jamais », le roman de Lola Lafon, lauréate du Prix Jules Rimet 2014, figure parmi les « 25 livres de l’année » sélectionnés par Le Point. Une nouvelle récompense pour cette auteure « à l’écriture aussi aérienne que son sujet ». « Lola Lafon tente de percer le mystère d’une fée des Carpates qui a réussi à s’affranchir de la gravité terrestre, mais pas de la lourdeur des hommes. Subjuguant. » note Thomas Malher. Autre ouvrage retenu : « Ca s’est fait comme ça », magnifique confession de Gérard Depardieu écrite par Lionel Duroy. Lire la suite… »

François Hollande et le Red Star

par Renaud Leblond

Dans le Nouvel Obs, qui consacre cette semaine un papier sur le « Cercle des hollandais disparus », comprenez les 12 à 15% qui soutiennent encore le président de la République, on peut lire cette confidence du cinéaste Fabien Onteniente : « J’ai rencontré le président à l’occasion d’un déjeuner organisé à l’Elysée autour du sport. Ce jour-là, j’ai découvert un homme très différent de celui que nous présentent les médias. Hollande a une vraie culture populaire des événements sportifs. Il ressent la fraternité qui s’exprime dans les stades ou sur les routes du Tour. Un type qui vibre aux exploits du Red Star ou de Laurent Fignon, auquel j’ai consacré un film, ne peut pas être tout à fait mauvais ». Pas faux. Pour évoquer les grandes heures de Bauer, le président peut compter sur un allié de poids : Pierre-Louis Basse, journaliste et écrivain, finaliste du Prix Jules Rimet 2012 et, depuis un mois, conseiller à l’Elysée.

 

Dans cet entretien accordé à Jacques Vendroux, sur France Inter, pendant la campagne présidentielle de 2012, François Hollande raconte sa passion pour le football. Il se souvient du Red Star de Nestor Combin, cet argentin qu’on surnommait « la foudre » et qui marqua 24 buts lors de la saison 1973/74.

A écouter : de 00:24 à 2 : 19 et de 3 : 49 à 6 : 29 

 

Le programme sportif de François Hollande par franceinter