Des livres, des films, des articles, des rencontres, des initiatives de terrain, des politiques publiques, tout ce qui raconte le sport et le rend utile aux autres nous intéresse. Impressions, découvertes, commentaires, on vous livrera tout en vrac.

Le mot de Daniel Rondeau, lauréat du Prix Jules Rimet 2016

par Administrateur

 

C’était un mercredi de novembre, j’arrivais à Paris, Denis Jeambar me téléphone pour m’annoncer que j’ai reçu le Prix Jules Rimet pour mon livre Boxing – club. Je saute dans ma voiture, j’arrive rue Brançion et découvre un bistrot extraordinaire où semble s’être déposée la mémoire populaire du quartier (les abattoirs de Vaugirard étaient situés juste en face) et un peu de la mythologie de la boxe française.

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Le mot de Denis Jeambar

par Denis Jeambar

Cinq ans, c’est l’âge adulte pour un prix littéraire. Cinq années qui ont montré le lien étroit unissant le sport et la littérature. Plus qu’un lien, d’ailleurs, un dialogue entre deux abnégations, l’effort sans limite et l’écriture sans fin, toujours au service des autres, le public, les lecteurs. Boxing Club de Daniel Rondeau, notre lauréat 2016 , illustre à merveille la rencontre de ces deux mondes. Un écrivain s’en va se frotter physiquement au noble art sans savoir qu’il va plonger dans un univers de souffrance et d’épanouissement. Dans la salle d’entraînement, sur le ring, pendant le combat, impossible de tricher. Le boxeur est comme l’écrivain authentique devant sa feuille blanche. Ces existences-là ne sont faites que d’heures de vérité. Mais ces hommes et ces femmes pris entre les cordes constituent aussi une famille. On se combat, on ne se hait pas, on se respecte, on partage les mêmes douleurs. Largement salué par le jury, Boxing club est une ode à l’humanité et la fraternité d’un sport qui ne se résume pas au choc de quatre boules de cuir. C’est la vie que Daniel Rondeau nous livre avec des mots simples, élégants comme l’inoubliable jeu de jambe de Cassius Clay, toujours justes. Un bonheur de lecture.

Denis Jeambar
Co-Président du Jury

Le Mot d’Alain Gillot, lauréat 2015 du Prix Jules Rimet

par Administrateur

Alain Gillot, lauréat 2015 du Prix Jules Rimet, était membre du jury de cette nouvelle édition 2016 qui a consacré Daniel Rondeau. Le lendemain, il nous envoyait ces quelques mots.

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Le mot de Renaud Leblond

par Administrateur

Le 16 novembre, nous fêterons les cinq ans du prix Jules Rimet. Un quinquennat, déjà ! Je me souviens encore du coup de fil passé à Yves Rimet, petit-fils de Jules, et de sa réponse quand je lui ai demandé si l’on pouvait donner le nom de son grand-père à notre idée de prix: « J’ai dit non à beaucoup de choses, mais un prix qui célèbre chaque année le sport et la littérature, c’est tout ce qu’il aurait aimé, alors banco ! » Notre petite entreprise était lancée. Elle s’est concrétisée grâce au soutien fidèle et généreux de la Fondation Jean-Luc Lagardère et de son administrateur, le bibliophile Pierre Leroy. Elle a trouvé aussi son identité dans une conjugaison inédite: un prix littéraire d’un côté, des ateliers d’écriture pour les jeunes des clubs de foot de l’autre. Au Red Star, à Bourgoin Jallieu, à l’Olympique lyonnais, des dizaines de jeunes ont rédigé des quatrième de couverture, imaginé des suites de romans, joué les petits libraires en proposant leurs « coups de cœur », le tout sous la houlette du talentueux Hafid Aggoun. Personne, ici, n’a oublié les mots de Bafétimbi Gomis venu rencontrer les jeunes de l’OL : « Profitez bien de ces ateliers, les gars, j’ai trop souffert dans ma vie de ne pas réussir à écrire un mot, même pas une dédicace ».

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Une ambition en plein essor

par Ateliers Jules Rimet

Pour ces nouveaux ateliers d’écriture, autour du prix Jules Rimet 2015, les 22 et 23 févriers derniers, ce sont neuf jeunes de l’AS Minguettes (Vénissieux) qui étaient conviés au centre d’entraînement Tola Vologe de l’Olympique Lyonnais. Lire la suite… »

Transmettre toujours plus loin

par Ateliers Jules Rimet

Ce jeudi 18 février, à la gare de Bourgoin-Jailleu (Isère), terre de rugby, distante de cinquante kilomètres de Lyon, ce n’est pas Manuel de Almeida, le directeur sportif du FCBJ (frappé par un deuil familial) initialement prévu, qui m’a accueilli, mais Arthur et Kévin, deux jeunes entraîneurs-éducateurs salariés du club, enthousiasmés par le projet Lire la suite… »

Rouge ou mort

par Charles Amson

Il faut lire l’ouvrage magistral de David Peace (écrivain anglais, notamment auteur de « Tokyo année zéro ») consacré à la vie et à la carrière de Bill Shankly, qui fut, notamment, l’entraîneur de Liverpool entre 1959 et 1974.

Ce roman de près de 1.000 pages (Rouge ou mort, aux éditions Rivages, 2014) retrace, avec un style très personnel et particulier, le travail patient et obstiné de Shankly pour bâtir une équipe qu’il reprit en deuxième division pour en faire, pendant des années, la meilleure équipe anglaise de son époque.

Peace fait prendre conscience au lecteur, en répétant parfois même jusqu’à « lasser », des phrases illustrant la répétition du travail de l’entraîneur, afin de démontrer que les succès de celui-ci ne sont pas dus au hasard ou à la chance mais bien à un labeur méticuleux et inlassablement répété.

Le lecteur, un peu désorienté au départ par l’extrême précision du récit, ne peut que s’attacher progressivement à la personnalité de cet homme, dont la vie entière est tournée vers la réalisation des objectifs fixés.

Le livre prend une dimension toute particulière dans son dernier tiers, lequel raconte la « vie d’après » de Shankly, qui – enfin parvenu après de nombreuses années difficiles, au faîte de la gloire et de la réussite- décide soudainement et à la surprise générale d’abandonner ses fonctions pour consacrer à sa famille le temps qui lui reste à vivre.

Plusieurs scènes, notamment le récit des entretiens de Shankly avec le premier ministre britannique Harald Wilson ou celui de ses rencontres improvisés avec des supporters de Liverpool, font naître chez le lecteur une très grande émotion.

Un ouvrage inclassable et fort.

Les Ateliers Jules Rimet à l’Olympique Lyonnais

par Hafid Aggoune

« Que seraient les livres sans librairies, les écrivains sans les libraires et des tables de librairies sans coup de coeur ? D’ailleurs que serait un monde sans coeur sinon une vaste désolation ? Lire la suite… »

Ateliers Jules Rimet : la confiance, ce début d’espoir…

par Hafid Aggoune

Soucieuse de ses futures générations, l’Olympique lyonnais m’a une nouvelle fois confié quelques-uns de ses jeunes joueurs pour que nous puissions travailler, partager, écrire dans le cadre du quatrième Prix Jules Rimet.

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Les mots d’Alain Gillot et Jean-Paul Vespini, lauréats du Prix Jules Rimet 2015

par Fabienne Reichenbach

Voici les mots chaleureux de nos lauréats…

« Comme un signe fraternel »

 Je tiens à exprimer ma gratitude et mon émotion de recevoir le prix Jules Rimet. J’y vois comme un signe fraternel, d’une famille qui a toujours été la mienne et qui le restera, où le geste et la pensée ne font qu’un, sans discrimination, ni préjugés.

Le sport m’a tenu lieu de grammaire, quand je peinais au fond de la classe, et plus tard, les mots sont venus à mon aide, pour m’échapper sur l’aile, quand mon corps m’a imposé ses limites.

Aujourd’hui, j’ai toujours un pied dans ces deux mondes, art et sport, trouvant qu’une phrase devrait avoir la fluidité et la précision d’un revers le long de la ligne, et sans cesse, m’entrainant vers ce but.

Ceux qui m’ont décerné ce prix savent que le sport est un art, et la littérature un sport de compétition exigeant, ou le plus simple est le plus difficile, ou l’essentiel est de tout donner, et en définitive de passer son ballon, à hauteur d’homme, à un partenaire, comme à un lecteur.

Alain Gillot
Lauréat du Prix Jules Rimet 2015

« J’ai l’impression de lever les bras, moi aussi… »

Je voudrais féliciter Alain Gillot pour sa victoire, et remercier le jury qui a distingué « Gino le juste », par une mention spéciale qui m’honore et me ravit. Etre sélectionné pour le prix Rimet, c’était déjà un premier pas, et avec les 5 autres ouvrages retenus nous faisions tous partie de la même équipe. Mais, grâce à cette mention toute spéciale, j’ai l’impression de lever les bras, moi aussi, à l’image de ces footballeurs qui sont heureux de s’embrasser, s’entasser, se congratuler, pour magnifier le tir libérateur du buteur, Alain Gillot bien sûr, héros du match, porté en triomphe sous les applaudissements du public déchaîné !

Je voudrais, également, vous remercier pour la joie et le bonheur que m’a procuré cette soirée, petits instants inattendus qui enchantent ma mémoire.

Les discussions passionnées avec les membres du jury, un mélange d’éloge, de boutades et de plaidoiries (pour un film sur Gino !) unis dans le même esprit sportif, sous le regard approbateur du Red Star, club mythique qui vit le jour le 21 février 1897 dans un café parisien, sur une idée de Jules Rimet.

Cette soirée m’a fait du bien, et je voudrais, pour en faire comprendre l’intensité, citer Alain (dans Propos sur le bonheur, un livre qui ne me quitte pas !) avec cet extrait du chapitre « amitié » : « Voici un paquet de branches sèches. Elles sont inertes en apparence comme la terre ; Si vous les laissez là elles deviendront terre. Pourtant elles enferment une ardeur cachée qu’elles ont prise au soleil. Approchez d’elles la plus petite flamme et bientôt vous aurez un brasier crépitant. Il fallait seulement secouer la porte et réveiller le prisonnier. »

Merci au prix Rimet de continuer à raviver la flamme…

Jean-Paul Vespini
Mention spéciale du jury