Jules Rimet et le professionalisme

par Charles Amson

A l’occasion des 80 ans du Championnat de France professionnel de football, L’Equipe a consacré, dans son édition du vendredi 21 septembre, deux pages à la célébration de cet anniversaire.

Le journal a, notamment, rappelé les propos tenus par Jules Rimet sur la fin annoncée de l’amateurisme dans le sport. Le fondateur du Red Star et de la Coupe du Monde s’y montrait sans illusion, d’une part, sur le caractère inéluctable de la marche vers le professionnalisme et, d’autre part, et avec une lucidité étonnante, sur les méfaits de cette évolution.

Alors Président des Fédérations Française et Internationale de Football, Rimet qualifiait le professionnalisme de « mal inévitable » et se montrait, déjà, nostalgique des vertus d’un certain amateurisme.

Ces réserves n’empêchaient pas Jules Rimet de se montrer réaliste sur les changements alors en cours, lui qui avait, dès le début du XXème siècle, souligné que le sport pouvait aussi être utilisé comme un outil d’insertion sociale susceptible de permettre aux classes populaires de travailler.

Cet article met opportunément, en avant la vision du sport de Rimet mais il rappelle, aussi, que les débats actuels autour du rôle de l’argent dans le sport ne sont pas nés avec l’arrivée des Quataris au PSG.

Une mise en perspective finalement très utile… qui aura, en outre, permis au Red Star (partenaire du Prix Jules Rimet) de revenir à la une de L’Equipe, dont la première page était illustrée d’une grande photographie prise lors d’une rencontre de 1ère Division disputée, en 1932, à St-Ouen…